Dans la Bosnie profonde

14 – 17 avril

Sarajevo (bosnie-herzégovine) – Dobro polje – Boracko jezero – vers Plozine – Kopilovi (bosnie-herzégovine)

304 km

foca

Partir de Sarajevo a été très difficile. Je n’y suis resté que 2 jours et demi mais ce que j’ai vécu a été assez intense, tant dans la découverte de la ville que la rencontre totalement improbable, et d’autant plus belle, avec Jean-Nicolas. Je suis donc parti sans grande envie, en ressentant un vide, ce qui ne m’était pratiquement jamais arrivé ! Ce qui est bien, c’est que sorti de la capitale, on est très vite dans la montagne. Rien de mieux pour se remettre dans le bain.

Tombes bogomiles, toujours nombreuses en Bosnie.

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Sur la route principale vers Foca, mais aucun trafic.IMG_3570 IMG_3583

Gelée la tente le matin !IMG_3589

Pour atteindre le lac Boracko, il n’ y a pas 50 solutions. Soit je repars vers Konjic, la route par laquelle je suis arrivé et cela il en était hors de question ou bien passer par une petite qui n’est pas sur ma marque mais que j’ai repéré sur internet. Il y y aussi une 3è solution, en passant par le massif de Bjelasnica mais là c’est partir totalement à l’aventure, l’enneigement est encore important dans ce massif. Alors je me demande comment la petite route que j’ai prise peut porter un numéro alors qu’il s’agit d’une piste, de plus en plus mauvaise au fil des kilomètres, avec parfois l’impression qu’elle devient un chemin. Elle m’en a fait voir de touts les couleurs et c’est surtout la 1ère fois que sur plus de 30 kilomètres, je suis seul au monde. Pas une seule voiture, des maisons de temps en temps qui ont l’air d’être inhabitées. J’ai vraiment cru que je n’allais pas voir le bout de cette piste. Et quand j’ai retrouvé l’asphalte, je n’avais plus rien dans les jambes. J’aurais bien aimé prendre un petit remontant mais c’est comme par hasard le jour où je n’ai pas de réserves dans les sacoches et que dans la seule épicerie que j’ai trouvé, les étales étaient la plupart vides. Je voulais du pain, le gérant me proposait seulement des sortes de croissants qui bouchent à peine le petit creux de 4 heures. Reste que l’effort a été récompensé par le site du lac de Boracko, assez beau, cependant tout est fermé, la saison touristique n’est pas encore ouverte ; au moins j’ai été tranquille !

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11 kilomètres de piste bien pourris commence …IMG_3696

C’est bon le pipi, si si !!IMG_3705

Rien que la nature et moi.IMG_3736

Fin de journée au lac Boracko, sympa et bonne douche.IMG_3741

Je pensais avoir fait le plus dur mais ce qui m’a attendu le lendemain a surpassé la difficulté rencontrée la veille. Au programme du petit déjeuner, une montée à un col, environ 750m de dénivelé. Jusque-là rien d’extraordinaire, ça se fait bien en prenant son temps. Mais ça c’est une une bonne route goudronnée, pas sur une piste. Enfin, une route à la bosnienne. Je crois que je me souviendrai longtemps de cette montée, à jouer les équilibristes entre les pierres, à pousser le vélo sur les parties où seul un VTT non chargé peut passer et le reste du temps à monter très lentement. 2 heures et demi d’effort et déjà à bout de force au bout de 15 kilomètres ! Je me demande encore comment j’ai réussi à atteindre la « grosse » ville de la région. Peut-être la promesse du supermarché et d’acheter beaucoup de choses à manger ou bien cette envie irrésistible de découvrir, malgré la difficulté. Ma carte étant en partie fausse et les hameaux se comptant sur les doigts d’une main, j’ai souvent été amené à demander ma route bien qu’il n’y avait pas 50 directions. Peut-être le besoin de se sécuriser et de se dire que ça mène bien quelque part !

10 kilomètres bien pourries, un bon tiers à pousser le vélo comme sur cette portion à 15%.

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Cimetière musulman.IMG_3816

Là franchement, je suis dans le dur et pas loin du rouge !IMG_3833 IMG_3864 IMG_3880

Ça va toujours mieux une fois lavé.IMG_3888

Petit déjeuner à plus de 1000 calories, il faut bien cela pour tenir jusqu’à 14h.IMG_3890

J’ai demandé de l’eau, j’ai eu des oeufs en plus !IMG_3893

Cette région dans les montagnes au sud de Sarajevo est bien paumée, une seule route nationale la traverse, sinon des routes non asphaltées, allant du bon à l’exécrable. J’ai eu de tout, cependant souvent du moyen. Dans les montées, ça passe encore mais la frustration est grande dans les descentes de col où il faut constamment freiner, au risque de plier une jante ou de se retrouver à terre. C’est surprenant de voir que les vallées ne communiquent pas entre elles. Le col est ainsi une véritable frontière naturelle. Ce n’est donc pas étonnant de voir des vallées très enclavées.

Je pensais avoir tout eu avec ces 2 jours mais en fait le pire était pour la fin. La montée à un col s’est faite sans trop de difficulté malgré la présence de neige et de neige. Mais la descente … quelle horreur. Il semblerait que la fonte des neiges soit le moment propice pour couper du bois dans la forêt. C’est ainsi que je me suis retrouvée les roues et les pieds dans la merde, littéralement Une descente dans la boue qui a mangé mes freins, dégoûté ! A la première station service, j’ai fait un arrêt d’une bonne heure pour nettoyer le vélo, les sacoches et mes sandales/pieds. La galère. La Bosnie m’aura tout fait, encore que …

Facile la montée au col.

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Sur la plateau, magnifique.IMG_3940 IMG_3986

Le 2è col, là c’est une toute autre histoire …IMG_4002

Dans le descente, 2 paires de patins bouffés par la boue.IMG_4013 IMG_4015

Il parait que la boue est bon pour la peau !IMG_4020

Pas beaucoup de place pour la tente dans la vallée de la Drina, en route vers le Monténégro.

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4 réflexions sur “Dans la Bosnie profonde

  1. Te voilà fin prêt pour traverser l’Amérique Latine lors de la saison des pluies…
    Au fait je pars demain pas tout à fait sur tes traces… Juste une direction: plein est… Je comprends maintenant pourquoi Vagabonde a tenu à me mettre des gros pneus…
    Kissosss

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  2. Tu trouves toujours des lieux incroyables. je ne m’attendais pas à trouver des paysages de plateaux déserts en Bosnie.
    Au fait, à part les chats dans les zones habitées, t’arrive- t- il de croiser de la faune ?
    Amicalement

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    • Salut Jacques, je trouve des lieux incroyables c’est vrai mais je t’avoue que j’en ai « chié » pour y arriver !!!
      Souvent en Bosnie, tu grimpes au col et ensuite tu te retrouves sur des superbes ,plateaux d’altitude, vers les 1000m. Et là effectivement tu en prends plein les yeux car il n’y a rien, que des paysages superbes.
      En fait pour la faune, ce sont des renards que je vois de temps en temps mais les ours, lynx et les loups restent cachés dans la montagne.
      Bonne journée !!

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