Clap de fin pour un nouveau départ

18 – 22 février

Kiel (allemagne) / Klaipeda (lituanie) – Kuldiga (lettonie)

113 km

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L’inspiration s’est envolée au fil de ma montée vers le nord !

Que retenir de ces derniers jours passés sur le vélo ? Une journée de surplace à Klaipeda à cause du mauvais temps suivie d’une très courte demie-journée pour aller à Palanga, arrivant avant les premières grosses gouttes. Un passage de frontière très venté et une ultime journée à me balader en bus pour éviter la mauvaise chute. Ça aurait été cocasse de me retrouver avec un membre cassé pour la dernière étape ! Et les dernières belles rencontres, quand même !

Voilà c’est fait, le matériel a soigneusement été nettoyé et rangé, prêt à être utilisé pour des vacances futures, se comptant probablement en semaines sur les doigts d’une main.

La vie nomade cède la place à la vie sédentaire mais les principes de base restent les mêmes. Un cycle s’est terminé pour laisser place à un autre, forcément moins riche en rencontres diverses et variées mais assurément tout aussi intéressant.

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départ à 20h de Kiel, arrivée le lendemain à 16h30

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arrivée en Lituanie à Klaipeda. Ca ne donne pas envie de faire du vélo une météo pareille

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gris sur gris

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jusqu’à la frontière lettone, il existe la piste cyclable de l’eurovélo 10, c’est sympa, ça permet d’éviter la grosse route et l’ennui de l’asphalte

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Ruta et Lukas, bel accueil lituanien à Palanga

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le paradis des moustiques l’été

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l’ultime frontière

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un arrêt de bus prénommé « bites » Les Lettons savent faire preuve d’humour, quoiqu’on en pense ! En fait les « bites » fabriquent le miel …

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les maisons en bois sont encore nombreuses à Liepaja

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mes derniers hôtes, une famille et leur chat

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depuis le bus, bien au chaud, les paysages bien connus défilent sous mes yeux

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les 2 derniers kilomètres s’effectuent à vélo, quand même. L’honneur est sauf !!

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il n’y a plus qu’à enlever les sacoches. Triste ? Non, heureux.

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La fin est proche

11 – 17 février

Hameln (allemagne) – Kiel (allemagne)

357 km

 

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Je suis désolé de la piètre qualité des derniers articles où même les photos ne viennent pas sauver le texte. Et il en va de même pour celui-ci.

La motivation en baisse et le vent froid de l’est m’ont obligés à réduire mes étapes à 50km, je ne me voyais pas capable d’en faire plus !

L’intérêt pour les paysages a rapidement décru, l’appareil photo ne sortant que très rarement de son étui protecteur. Heureusement que tous les soirs j’ai eu des hôtes fantastiques. Ces rencontres m’ont données assez de force mentale pour boucler la journée sur le vélo le lendemain.

Sans avoir mis les pieds en Turquie, j’ai goûté ces derniers jours à l’extraordinaire gentillesse des Turcs. Je suis allé plusieurs fois me réfugier dans des « döner » pour me réchauffer en milieu d’après-midi. Peut-être impressionnés par mon histoire, il y a toujours eu une personne qui m’a offert un repas, une boisson ou qui a discrètement payé à ma place. Chapeau bas.

Me voici arrivé à Kiel, tout là-haut dans le nord de l’Allemagne après environ 1150km de traversée hivernale du sud au nord du pays. Sans tous les gens rencontrés en route, cela aurait été pénible. Donc un grand merci aux Allemands, des gens sur qui on peut vraiment compter.

 

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de plus en plus plat au fil des jours

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le fleuve Weser et le soleil qui tente de percer, sans succès

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gris gris gris

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belle rencontre warmshower avec Martin et sa famille

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la brique prédomine maintenant

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la ville de Verden

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Jördis et son mari, le temps s’est écoulé trop vite. Quel accueil.

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dernier coup d’oeil sur la Werer, avec enfin du soleil

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dans le nord de l’Allemagne, il y a toujours une voie cyclable parallèle à la route. C’est moins vrai dans le centre et le sud du pays.

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Freech rêve de retourner sur la route avec son vélo. Une simple question de temps

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Freech, une rencontre marquante

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Marina et Tim ont ont voyagé vers l’Asie pendant un an. Trop heureux de rendre l’hospitalité qu’ils ont reçus en Asie.

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arrivée à Hamburg par bac en traversant l’Elbe

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Hamburg

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Paul (à droite) et sa famille (la maman est déjà partie au travail). Dernier accueil warmshower en Allemagne. Je ne pouvais rêver mieux. Magnifique.

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retour de la grisaille/pluie pour le dernier jour en Allemagne

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Grisaille hivernale et rencontres chaleureuses

04 – 10 février

Langensteinbach (allemagne) – Hameln (allemagne)

546 km

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J’ai continué à suivre la route à vélo n°9 vers le nord. Elle suit toujours des rivières et des fleuves. L’avantage est que c’est plat mais le gros défaut, ce sont les kilomètres. 50 kilomètres par la route deviennent facilement 70km si on suit la piste cyclable. En été, pas de problème, c’est sympa, bucolique mais en hiver j’évite les kilomètres superflus. J’ai donc parfois délaisser la piste cyclable pour me retrouver sur les routes nationales. C’est moins sympa mais c’est « efficace ».

Car la météo n’invite pas à profiter des paysages. Je n’ai plus vu le soleil depuis 12 jours, les températures tournent autour de 0°. Le plaisir d’être sur le vélo est devenu quasi nul, je ne fais que pédaler et essaie de trouver une gare de train chauffée pour la pause déjeuner.

Heureusement que je fais des belles rencontres le soir, c’est ce qui me fait d’ailleurs avancer et me donne la motivation sinon je pense que j’aurais déjà pris le train pour avancer plus vite, malgré le fait que ce soit cher. J’arrive maintenant dans le nord de l’Allemagne, ça va être plat et ennuyeux, je vais donc me contenter de faire des petites étapes pour passer le maximum de temps avec mes hôtes.

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village en Bavière

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à Rothenburg ob derTauber,

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Rothenburg ob derTauber

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Dagmar et Markus, un accueil warmshower incroyable

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la très belle vallée de la Tauber

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vallée de la Tauber

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Ochsenfurt, sur la route à vélo du Main

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la route à vélo du Main en direction du Wurzbourg, les gens profitent d’un dimanche agréable pour prendre l’air

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Tom, un Anglais capable de parler allemand !! Mais surtout de la bière faite maison, dans la cave !!

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Würzburg

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le long du Main

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le marché des vélos électriques est en plein essore en Allemagne. Les stations de recharge de batterie sont partout.

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la vallée de la Sinn, avant de prendre un peu de hauteur

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la neige réapparaît très vite une fois sortie de la vallée

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j’aurais pu me faire héberger je pense mais j’ai préféré dormir dans la tente. Abri idéal pour éviter le gel

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une gare, le seul moment dans la journée où j’ai trouvé de la chaleur pour faire sécher le duvet

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invité par Markus et Katrin, ils ne voulaient pas me laisser dormir dehors dans la tente

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la ferme de Markus

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le long de la rivière Fulda

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Susanne a la langue bien pendue mais elle sera accueillie chaleureusement au mois d’août lorsqu’elle viendra dans les pays baltes, magnifique accueil WS

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ça s’aplanit

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0° mais les gants sont trop chauds. Obligé de refroidir les mains !!

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Laurence, à gauche et son amie. Que de vibrations positives dans la petite ville de Höxter

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mon lit chez Laurence, confortable, croyez-moi !

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toujours aussi bouché et gris, le fleuve Weser

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j’ai aussi quelques histoires à raconter, certes moins extraordinaires mais tout de même !

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Susana et Matej ne voulaient pas me laisser partir d’Hameln, j’ai du me transformer en souris pour quitter la ville (wikipédia Hameln pour les curieux)

 

Chaleureux et convivial

28 janvier – 03 février

Masetti (italie) – Langensteinbach (allemagne)

545 km

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Le plus dur est fait, ou presque. Les Alpes sont maintenant derrière moi. Je n’ai plus qu’à me laisser « glisser » les prochaines semaines jusqu’à la mer baltique.

La météo a complètement changé en passant la frontière autrichienne, je n’ai plus vu le soleil ! Et pourtant du soleil, il y en a eu tout le long du mois de janvier dans cette partie de l’Europe, accompagné d’un bon froid sec négatif. A la place, j’ai eu droit à des températures légèrement positives, du gris et surtout une humidité constante très désagréable.

Les fois où je n’avais pas de contact chez qui dormir grâce aux réseaux d’hospitalité, les gens (Allemands) m’ont ouverts leur porte et leur cœur. Rien à voir avec la Grèce, trop touristique, où on ne pense qu’à faire de l’argent.

Le retour du froid et du soleil est annoncé pour les prochains jours, je préfère.

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super soirée avec Adriano

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Trento

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je remonte la vallée de l’Adige/Etsch par la piste cyclable

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tour d’observation d’oiseaux et le temps d’une nuit, toit pour la tente, -6°

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J’ai rencontré Franz juste avant Meran. Il m’a invité pour boire un thé (avec du rhum) et m’a accompagné jusqu’à la sortie de la ville

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piste cyclable tout le long, agréable

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je cherchais un toit pour la tente, un groupe d’Allemands venu pour le weekend m’a invité pour la nuit dans l’appartement qu’ils ont loués. Soirée mémorable.

 

 

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l’Autriche approche

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pas toujours facile sur la piste cyclable

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peu avant la frontière autrichienne, le célèbre clocher du village englouti par le barrage

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1er jour en Autriche, gris froid et humide

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2è jour en Autriche, pluie verglaçante. Mon hôte warmshower me permet de passer le col du Fernpass sans danger. un énorme merci.

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temps pourri en passant la frontière allemande

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dans les alpes bavaroises, le temps est toujours aussi pourri

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le château de Neuschwanstein

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sur la B17 en route vers Landsberg am Lech

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les chats sont rares en Allemagne

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tranquille sur les pistes cyclables

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église typique en Bavière

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un temps pourri ces derniers jours

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j’ai demandé un toit pour la tente afin d’éviter l’humidité (elle n’aurait jamais sécher) et je me suis retrouvé dans la famille de Thomas. Superbe soirée, inoubliable accueil

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les lacs et rivières sont encore gelés malgré le redoux

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Dinkelsbühl

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Dinkelsbühl

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Dinkelsbühl

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Dinkelsbühl

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Du sud au nord du sud de l’Europe

21 – 27 janvier

(Héraklion) Le Pirée (grèce) – Masetti (italie)

377km

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Avant-propos avant le très court article..

Les réactions ont été nombreuses suite au dernier article, je ne m’attendais pas du tout à autant de commentaires « élogieux » (!!!). Pour tout vous dire ça fait chaud au cœur et je suis désolé de vous « laisser tomber » au bout d’un petit quinquennat alors que j’étais parti pour une décennie. Vous n’aurez vu que l’Europe, pour les autres continents, il faut visiter les blogs de mes amis ! Ça vaut aussi le coup d’œil 😉

Juste quelques lignes pour dire que j’ai rejoint Patras au plus court en suivant la côte pour attraper le ferry vers Venise. En l’espace de 2 nuits (traversée de plus de 30 heures), j’ai perdu 10° mais j’ai retrouvé le soleil et surtout la convivialité et la chaleur humaine des Italiens. Adieu la Grèce et ses habitants qui ne s’intéressent qu’à leur nombril.

En Italie, je revis, les petites discussions de 5 minutes le long de la route donnent du punch pour les kilomètres suivants.

N’ayant pas de carte, je me suis contenté de suivre les grands axes mais par chance, il existe des pistes cyclables, ce qui m’a permis d’avancer sereinement.

Les Alpes ne sont plus très loin, la météo est au beau fixe, ça devrait passer sans encombre !

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une des rares belles portions de la côte entre Athènes et Patras

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le canal de Corinthe, assez impressionnant à voir

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vive le vélo !

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un vrai miracle d’avoir trouvé ce petit coin de nature sur la côte pour dormir

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terminal passagers de Patras, en attendant le ferry vers l’Italie. Aucun pincement au coeur à l’idée de quitter la Grèce, contrairement à beaucoup d’autres pays que j’ai découverts auparavant.

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« la chambre » pendant 2 nuits sur le ferry

 

 

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belle arrivée à Venise

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froid mais grand bleu dans la Vénétie

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Bassano del grappa

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des gnocchis préparés par Manuela et moi

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un régal

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l’accueil à l’italienne, toujours au top

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la vallée de la Brenta

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premiers mètres sur la piste cyclable, ça glisse

 

 

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mais c’est beau

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content d’éviter la grosse route

Difficile de trouver un titre …

16 – 20 janvier

Gouves (grèce) – vers Tilisos – Héraklion (grèce)

61 km

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Quelle nuit pourrie ! Le vent s’est levé en fin de soirée et il a malmené la tente toute la nuit. Bien sûr elle était placée latéralement au vent, ça a bien secoué. Du coup je ne me suis pas pressé le matin. Je ne pensais qu’à une chose, dormir ce soir, d’autant que la météo n’était pas terrible au départ.

Au bout de 2 kilomètres, j’ai été obligé de m’abriter d’urgence sous le toit d’une station essence pour laisser passer la grosse averse. J’ai ensuite attendu que ça ruisselle moins sur la route car les sacoches avant sont percées en-dessous si bien que l’eau a tendance à s’infiltrer si je roule sur une route mouillée.

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prêt pour une nouvelle journée

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1er arrêt forcé

Je pensais atteindre Héraklion rapidement, à peine 20km depuis le bivouac, mais les averses ont étiré en longueur cette courte distance, 3 heures pour rejoindre le port. J’avais besoin de recharger la batterie de l’ordinateur et de faire un point météo. Les 3prochains jours s’annoncent meilleurs, ouf.

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quelques kilomètres de nature quand même

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2è arrêt forcé

J’ai quand même eu le temps de trouver ce que je cherchais, des patins de frein et une carte de l’île plus détaillée que ce que j’avais jusqu’à maintenant. C’est un commerçant qui me l’a offerte, la librairie étant fermée. Un grand merci.

Je me suis ensuite échappé de la ville pour trouver où dormir et c’est bien sûr dans un champ d’oliviers que j’ai trouvé mon bonheur. Je n’ai pas fait long feu le soir, pressé de me retrouver dans le duvet pour dormir.

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sortie d’Héraklion par le bord de mer. en fait en contre-bas il y a une piste cyclable, mais faut connaître !

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La nuit précédente je n’avais pas beaucoup récupéré mais que dire de celle-là … un cauchemar, ou presque. Qu’est-ce que j’ai bien pu manger de mauvais à tel point de me détraquer l’estomac comme en Bulgarie au mois de septembre dernier ? Mon avis porte sur le fromage type ‘vache qui rit’ qui traînait dans mes sacoches depuis pas mal de temps. Ou peut-être de l’eau ? Je ne me suis levé que 3 fois pour vidanger mais je suis resté « concentré » toute la nuit pour serrer les fesses …

Le choix a vite été fait durant la nuit, retour à Héraklion direction l’auberge de jeunesse pour attendre que ça passe et récupérer. Heureusement qu’il y avait plusieurs toilettes sur place car je m’en suis réservée une toute l’après-midi, un vrai va-et-vient. A peine sorti que j’y retournai déjà.

Difficile de profiter du soleil et de la ville dans ces conditions …

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il était bien sympa ce petit bivouac pourtant

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repos complet pour moi aussi

 

 

Sans transition aucune, on passe du coq à l’âne …

Ça fait déjà plusieurs semaines que je réfléchis et analyse et j’ai profité de ces 4 jours à me reposer (et reprendre du poil de la bête) pour constater que la page est en train de se tourner. C’est notamment lors des rencontres faites ces derniers temps avec les amis cyclos que je me suis rendu compte que je n’ai plus de carburant. Quand ils parlaient de leur voyage, je voyais leurs yeux pétiller, une grosse envie malgré l’hiver difficile dans la région et un enthousiasme communicatif. Exactement ce que je ne suis plus, il faut être honnête. Je n’ai plus la même fraîcheur, je suis tombé dans une routine en Europe, 5 ans ici c’était trop.

La Turquie, le début de l’Asie, un pays que je rêve de découvrir, est toute proche de la Crète mais même la perspective de faire de magnifiques rencontres et de découvrir quelque chose de totalement nouveau ne m’a décidée à poursuivre l’aventure plus à l’est. J’aurais tout au plus prolongé l’aventure de quelques semaines.

C’est donc la fin de cette magnifique vie nomade, que j’ai choisie et toujours assumée, revendiquée. Je n’ai pas de regret, je suis allé au bout de mes convictions, c’est la plus important. Le tour du monde, je n’en ai jamais eu l’envie ; souvent dans un tour du monde, on prend rarement le temps car on est limité dans le temps par les visas. D’ailleurs qu’est-ce que ça veut dire un tour du monde ? Fréquemment c’est ajouter des pays sur une liste, le très fameux « j’ai fait ».

Dans quelques semaines, je vais redevenir un sédentaire, mais gardant bien sûr les mêmes convictions. J’essaierai d’avoir un impact négatif sur l’environnement réduit, cependant il sera plus grand qu’en étant nomade. Bien entendu le vélo et les sacoches ne seront jamais très loin mais cette fois-ci, le temps sera limité.

Et surtout je serai heureux d’accueillir les voyageurs de tout poil passant dans ma région d’adoption, à écoutant leurs belles expériences. Une magnifique façon de fermer la boucle.

On peut considérer que le blog touche à sa fin avec cet article, je vais quand même donner de mes nouvelles dans chaque pays traversés les prochaines semaines mais sous une forme beaucoup moins soutenue qu’actuellement.

Essayons de profiter au maximum de ces ultimes découvertes et n’oublions pas … les chats !

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Premiers tours de roue en Crête

12 – 15 janvier

Le Pirée (grèce) – Ano Kalesia – vers Agios Ioannis – vers Filisia – Gouves (grèce)

196 km

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La traversée en ferry vers la Crête n’a pas été aussi mauvaise que redoutée. J’ai quand même pu m’allonger sur une banquette et dormir un peu. Le ferry est arrivé avec une heure de retard mais comme aujourd’hui je n’étais pas pressé, ce n’était pas très grave. J’avais l’intention de rester dans la ville toute la journée avant de faire quelques kilomètres pour trouver où dormir.

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une chapelle dans le ferry

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La 1er contact avec la Crête est plutôt mitigé, la ville d’Héraklion n’est pas terrible mais il faut dire qu’elle a été bombardée pendant la 2nde guerre mondiale. Très peu de monuments historiques et un centre-ville rempli de magasins, bof.

Mais une belle rencontre avec Bruno, un cyclo français en vadrouille depuis quelques mois en Europe. On a sympathisé puis je me décidé à le suivre pour passer une nuit ensemble à l’extérieur de la ville. Nous avons rejoint un autre cyclo, Manou, un Français (!), dont Bruno a fait la connaissance il y a quelques jours.

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le minuscule port de pêche d’Héraklion

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Bruno

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Arrivés dans le village où se trouvait Manu, nous avons été invités à boire un coup par un vieux monsieur. Tout seul j’aurais refusé l’invitation car je ne le sentais pas le vieux monsieur mais un local s’intéresse à nous, alors pourquoi refuser ? Il nous a offerts un excellent verre de raki . Il en voulait plus mais je n’avais pas envie de me torcher, j’avais plus besoin de me reposer.

Manu nous a rejoints puis ensuite nous somme allées planter les tentes à la sortie du village dans un champ d’oliviers. Malgré une température assez fraîche dehors (7°), on a longtemps discuté autour d’un petit feu. Je crois bien que c’est la 1ère fois que je me couche après minuit en bivouac.

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sortie de la ville un peu difficile

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dans le village d’Ano Katesia

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Bruno et Manu

Je devais être bien fatigué puisque je me suis réveillé 1 heure après le lever du soleil, soit 8h30. Je pense que j’aurais pu dormir plus mais ça commençait à chauffer dans la tente. Le soleil de Crête, il allume, même en hiver !

Le petit déjeuner s’est étiré en longueur, profitant d’un soleil généreux et d’absence totale de vent (ça me change des îles Cyclades). J’ai décidé de rouler avec Bruno bien que nos directions n’étaient pas les mêmes. J’ai le temps et je n’ai jamais véritablement roulé avec un cyclo rencontré en chemin. C’était donc une belle occasion pour vivre une nouvelle expérience. Manou est quant à lui resté car il avait une occasion de faire du wwoofing dans les environs.

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on prend le soleil

Grâce au GPS de Bruno, on a pu prendre des petites routes bien sympas et profiter des paysages de l’île, avec les sommets totalement blancs. Le ciel bleu, le blanc de la neige et le vert des oliviers, cela fait une belle palette de couleurs.

On a eu du mal à avancer, il faut dire que ça grimpait pas mal, et j’ai aussi eu la bonne idée de mettre de la boue partout sur le vélo dans un chemin. Normal j’ai nettoyé la transmission et changé les freins arrière hier. Après chaque nettoyage, le lendemain je peux être sûr qu’il va pleuvoir ou faire une bêtise de ce genre. Heureusement j’ai pu nettoyé au jet d’eau le vélo au village suivant.

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c’est beau

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Bruno a évité la boue

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bien joué !

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Le temps a passé bien plus vite que prévu et c’est à la lumière des frontales qu’on a planté les tentes … dans un champ d’oliviers. Comment peut-il en être autrement en Crête ? Là encore on a passé une bonne soirée mais on a été plus raisonnables, à 23h, on était dans les duvets.

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ces tombes auraient servi pour des rites

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Les tentes étaient sous des oliviers mais cela n’a pas empêché qu’elles soient très humides au réveil. Ah rien ne vaut un pin, on est toujours au sec dessous ! On avait l’intention de partir tôt mais il nous a fallut beaucoup de temps pour sécher les tentes. Et puis c’est bien sympa de déjeuner tranquille, profiter du soleil et d’une belle compagnie.

On s’est séparés après quelques kilomètres car les prévisions météo sur la côte sud étaient très mauvaises. Bruno a continué au sud pour rejoindre le nord-ouest de l’île mercredi afin de prendre le ferry vers le continent tandis que je suis remonté au nord pour profiter d’un temps plus ensoleillé. C’est dommage car j’aurais bien aimé rouler une journée de plus. C’était une belle rencontre et c’est bien sympa de ne pas être tout seul au bivouac, les soirées sont beaucoup moins longues.

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à défaut d’aller au monastère, photo souvenir devant le panneau !

J’ai profité du vent dans le dos pour aller le plus au nord possible, faisant des pauses pour éviter les averses. Une fois franchi le col, le ciel s’est dégagé, les nuages noirs restant bloqués. C’est marrant comme les montagnes peuvent être des frontières climatiques.

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c’est encore la récolte des olives

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les petites villes et villages ne ressemblent à rien, c’est moche

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J’ai réussi à trouver un endroit pour la tente juste après que le soleil se soit couché, évidemment dans un champ d’oliviers ! Par contre, je ne m’attendais pas à autant de trafic sur cette route de moyenne importance, ça n’a pas arrêté de rouler jusqu’à 22h. Incroyable. A croire que tous les Crétois ont eu l’idée de passer dans le coin. La soirée a bien sûr été plus calme, je ne me suis pas amusé à rester dehors pour le plaisir, le duvet m’attendait !

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Aujourd’hui, c’est dimanche, je me suis donc accordé une grasse matinée ! Non en fait je voulais me rapprocher d’Héraklion, mais pas trop non plus. J’ai donc poussé un peu vers l’est avant de rejoindre la côte nord. Où que je regarde, je trouve toujours des oliviers mais ça n’a rien à voir avec l’Andalousie, ici c’est plaisant.

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quand ce ne sont pas des oliviers, ce sont des vignes

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Je ne savais pas trop à quoi m’attendre sur la côte. Est-elle préservée ou pas ? J’ai tout de suite été mis au parfum quand j’ai vu les nombreux panneaux indiquant les villas et villages de vacances. Ce n’est donc pas dans ce coin que je pouvais espérer dormir. Tout en est en travaux et il n’y a pas trop l’espace pour la tente.

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le long de la côte à l’est d’Héraklion

Je me suis donc rabattu vers le 1er village qui était sur les hauteurs et j’ai rapidement trouvé un champ d’oliviers en bordure de route. Il était encore un peu tôt pour se poser mais j’en ai profité pour faire une sieste, bref un dimanche tranquille !

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