Île d’Andros (2) – île de Tinos (1)

28 novembre – 1er décembre

chapelle vers Zaganiaris (grèce) – Batsi – Chora – Kionia – Chora (grèce)

48 km

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J’ai très longtemps cru que j’allais passer une 2è nuit sur mon lit de feuilles, au passage très confortable. Je me suis préparé tranquillement et c’est bien sûr au moment de partir, le temps avait l’air potable pour pédaler, que le ciel s’est mis à gronder. J’ai attendu qu’il passe mais ensuite c’est la pluie qui est venue. A vrai dire, cela ne me dérangeait pas de rester, j’avais assez de réserves pour 2 jours et il y avait une source à 2 pas de la tente.

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on voit clairement où j’ai dormi et où étaient les sacoches

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l’orage arrive, je retourne à la chapelle !

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Mais finalement le soleil a fini par se montrer, et d’une force, incroyable. Comme je le pensais hier, je ne ferai pas une dernière randonnée sur l’île, demain sera aussi délicat au niveau du temps et je ne tiens pas à m’éterniser sur l’île.

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Chora est au bout et devant la vallée de Mesaria

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peu de constructions sur la partie sud-ouest de l’île

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Bon je n’ai pas roulé beaucoup non plus, une petite vingtaine de kilomètres où j’ai trouvé refuge juste avant le village balnéaire de Batsi dans une des nombreuses maisons en construction qui ne verront jamais de propriétaires/locataires. Le vent s’engouffre par tous les côtés mais il devrait tourner durant la nuit, du moins j’espère.

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mon abri du jour, la chèvre est partie !

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le soleil se couche sur l’île de Kea

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La soirée d’hier soir a été assez terrible avec un orage qui a duré 4 heures et des éclairs de tous les côtés toutes les 10 secondes. Ils ont allumé le stroboscope à Batsi !Impressionnant. Mais le plus hallucinant a été le vent. Au plus fort de l’orage, le vent s’est arrêté net, comme si on avait éteint la lumière ! Après cela, je pouvais dormir tranquillement.

Au réveil les jours se suivent et se ressmblent. De la pluie au programme, encore. Pas très forte mais assez pour être mouillée. J’ai donc patiemment attendu que le ciel s’éclaircisse un peu, en début d’après-midi. Je ne suis pas allé bien loin, 9km exactement, jusqu’au port de Gavrio où je me suis renseigné sur les horaires de ferry pour aller sur l’île de Tinos. Je voulais m’y rendre demain matin mais il est fort probable qu’il n’y ait pas de ferry à cause du vent et dans 3 jours, c’est grève.

Je n’avais donc pas trop le choix, j’ai décidé de changer d’île ce soir, encore une arrivée de nuit. 

En un peu plus difficile puisque j’ai débarqué dans la « capitale », accompagné d’une jolie bruine. J’ai pris directement la direction de la plage pour trouver une terrasse de restaurant mais j’ai finalement trouvé une maison. Pour plus de discrétion, je n’ai pas monté la tente.

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elle n’a pas bougé malgré le fort vent

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Batsi

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Batsi, autre point de vue

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débarquement sur l’île de Tinos vers 21h

 

Nuit un peu pourrie où j’ai assez peu dormi, surtout à cause du vent. Ce matin était la continuité d’hier après-midi : du fort vent et des averses. J’ai donc fait la grasse matinée en attendant que la météo s’améliore mais je ne pouvais pas non plus rester toute la journée. En fin de matinée, j’ai donc levé les voiles, passant par la case supermarché, très cher, direction la montagne ou plutôt les hauteurs. Au bout de 2 km, j’ai fait demi-tour, non pas à cause du vent mais à cause des averses et surtout des gros nuages noirs qui restent immobilisés sur les sommets.

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mes voisins de la nuit

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alléché par le petit déj pâtes !

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mon abri de la nuit

J’ai donc changé mon plan pour suivre la côté où le soleil arrivait à percer timidement la couche nuageuse. Mais là aussi de ce côté, le temps était très mauvais sur les hauteurs. J’ai décidé d’attendre jusqu’à prendre la décision en milieu d’après-midi d’abandonner pour aujourd’hui. J’ai prospecté les environs et j’ai bien galéré pour trouver un endroit. C’est que les gens vivent ici, il y a moins de maisons fermées qu’à Andros. En cherchant bien, j’ai quand même fini par trouvé un abri contre le vent et les averses. Cela fait maintenant 4 jours que je survie plus que je découvre (50km parcourus!), je commence à saturer. En espérant que demain la météo s’améliore …

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sur la côte il fait plutôt beau mais dans la montagne …

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bien protégé

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les rayons de fin d’après-midi sur l’île de Syros

Le vent a baissé un peu d’intensité mais ce n’était toujours pas la panacée d’autant plus que les petites averses se succédaient. J’ai longtemps attendu en me demandant s’il valait mieux partir ou rester un jour de plus. En regardant vers les montagnes, la réponse a été clair : un jour de plus sans vélo.

Histoire de m’occuper un peu, je suis allé en ville, distante de 2 kilomètres. Elle a beaucoup moins de charme qu’Andros ville mais c’est quand même sympa de se balader dans les ruelles blanches tortueuses de la vieille ville. Et puis j’ai appris qu’il est possible de passer la nuit dans un dortoir près de l’église. Il faut savoir en effet que la ville est un lieu de pèlerinage pour les orthodoxes grecs. Si je l’avait su en débarquant il y a 2 jours, cela m’aurait bien faciliter la vie.

J’ai donc déménagé en fin d’après-midi pour passer une nuit dans un lit mais ce n’est pas pour cette raison qu’il y fait plus chaud. Dans le sud, on chauffe rarement l’hiver ! Enfin, demain la beau temps, sans le vent, devrait être de retour. A faire du surplace depuis 5 jours, j’ai des fourmis dans les jambes.

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Tinos ville

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et ses nombreux chats

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les pèlerins accourent en masse au mois d’août

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encore un beau coucher de soleil sur l’île de Syros

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4 réflexions sur “Île d’Andros (2) – île de Tinos (1)

  1. Impressionnant le vent et l’arrivée d’un grain ou de l’orage ! Tu ne sembles pas manquer d’abris à bivouacs, ni de compagnons à poils ?! En cette saison, les chats sont certainement plus nombreux que les humains sur ces îles ? De quoi vit-on ici… agriculture, élevage, tourisme ?
    C’est apparemment difficile pour toi d’avoir l’impression de faire du sur-place, toutefois, vu d’ici, « ça vaut la peine »…
    Chercheras-tu un havre de paix éolienne et d’amitié pour passer les fêtes ?
    Amitiés

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    • Salut Francis, pas de mauvaise manipulation cette fois-ci 😉 !!
      Je pense que cela te plairait de randonner dans le coin, ça changerait des montagnes françaises !
      Heureusement qu’il y a mes compagnons à poil comme tu le dis si bien car autrement je serais bien seul. Les gens ne sont pas très avenants, il n’y a plus que les locaux, les touristes sont tous rentrés.
      Je dirais que les îles vivent principalement du tourisme car il y a très peu d’espace pour l’agriculture. Bon ils doivent faire beaucoup de feta car ce ne sont pas les chèvres et moutons qui manquent !
      C’est en fait assez difficile de trouver des endroits pour dormir au sec mais pour l’instant je me suis toujours bien débrouillé, la providence du voyageur ?
      Tu verras au prochain article qu’il n’y a pas que le vent et la tempête qui « m’invitent » au surplace.
      Les fêtes de fin d’année ? J’espère être sur l’île du Grand Bleu, mais sûrement avec Éole.
      Amitiés

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  2. Coucou David
    Tu fais du beau surplace.
    Oui le climat méditerranéen est frais et humide l’hiver et dans toutes les îles du monde le vent souffle, les soécialites te diraient qu’il y a une côte au vent et une sous le vent (je ne connais pas les termes exacts)
    Tu as l’intention de visiter toutes les îles grecques ?
    Kissossss.
    Je retiens l’idée de dormir dans les églises ou chapelle. On m’a dit qu’au Lais on pouvait dormir dans les temples. Je vais essayer de me renseigner pour savoir

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    • Salut Françoise, en fait le vent souffle toute l’année dans les Cyclades, un peu moins fort au printemps mais l’été quand il fait 35°c, tu t’en fous du vent, tu le bénis même, il te rafraîchit.
      Visiter toutes les îles grecques l’hiver c’est impossible à cause des liaisons entre les îles, parfois rares pour les plus petites. Mais le but n’est pas de tout voir, juste de profiter d’un hiver doux, quand même !!
      Kissos

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