Kalimera

29 septembre – 02 octobre

Dospat (bulgarie) – Dobrotino – vers Drenovica – Strumica (macédoine) – Adendro (grèce)

298 km

adendro

Ce n’est pas parce qu’on paie qu’on dort forcément mieux, le sommier du lit aurait besoin d’être changé mais j’ai dormi toute la nuit et ce n’est qu’après le réveil que j’ai visité les toilettes, il y a du progrès. A priori aujourd’hui la journée semble facile puisque je pars de 1100m, pour monter à 1300m avant de descendre à 500m d’altitude. Ensuite c’est du bonus.

Le petit déjeuner a été avalé plus facilement qu’hier et dès les premiers tours de roues, je sens qu’il y a une nette amélioration ; je suis même surpris d’atteindre le col aussi rapidement. La route ne descend pas directement dans l’autre vallée mais reste plus au moins à la même altitude, ça me permet de voir enfin autre chose que des arbres. Les panoramas sur les routes empruntées ont été très rares, j’en profite donc.

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ce n’est pas ce qui manque les arbres dans les Rhodopes

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sur 20km, des tailleurs de pierre le long de la route

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sur le plateau de Goce Delchev

La descente vers Goce Delchev n’est pas aussi rapide que souhaitée, il y a parfois des petites montées mais cependant je suis arrivé en tout début d’après-midi dans la ville. C’était mon objectif, je tenais à me reposer et surtout à manger autre chose que des pâtes.

60 kilomètres dans les jambes et encore de la réserve, j’ai donc décidé d’attaquer le dernier col des Rhodopes, avec 900m de dénivelé pour 15 kilomètres de montée. Aujourd’hui, je m’en sentais capable mais je me suis arrêté à mi-chemin dans le seul village traversé. Parfois on se sent bien puis 2km plus loin, on n’avance plus. J’ai donc préféré me poser pour me reposer, j’en ai besoin.

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le même chat joue à cache-cache

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le centre de Goce Delchev

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15km jusqu’au col

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parfait pour dormir ici

Quelle bonne nuit, quel repos, quel calme, sérénité retrouvée dans les montagnes. J’ai vraiment bien fait de m’arrêter dans ce beau cadre. Je suis donc parti avec des nouvelles jambes et j’en avais besoin car les 7 kilomètres jusqu’au col était plus ardus que les 7 km d’hier. Encore une fois, montée dans la forêt avec très peu de vues sur les alentours, une constante dans les Rhodopes. C’est beau mais je suis quand même un peu déçu par ce que j’ai vu. Peut-être qu’avec un itinéraire un peu plus sauvage, cela aurait été différent.

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nuit parfaite dans un cadre somptueux

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au col, avec Goce Delchev

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Ce dernier col marque une frontière climatique car tout est beaucoup plus sec et moins vert. Je profite d’une longue descente de 30 kilomètres avant de me retrouver proche du niveau de la mer. Tout de suite, la température est remontée pour atteindre les 27°c. Les vignes, les figuiers ont refait leur apparition, pour mon plus grand plaisir.

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Maintenant je suis tranquille pour quelques jours, je vais retrouver le plat, Athènes se rapproche mais cependant je retarde au maximum mon entrée en Grèce. Je garde un souvenir plus que mitigé de mon passage l’année dernière, avec notamment des gens très loin d’être chaleureux. J’ai donc pris la direction de la Macédoine, où j’ai gardé des souvenirs très chaleureux.

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derrière la montagne, c’est la Grèce

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bivouac trouvé

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Les quelques kilomètres me séparant de la Macédoine ont vite été avalés, le contrôle à la frontière s’est fait avec le sourire, c’est facile d’entrer en Macédoine. Au premier village traversé je suis frappé par les maisons flambant neuves, dignes de ce que j’ai vu au Kosovo. La raison est simple : la plupart des habitants de ce village travaillent en fait en Allemagne, ils n’utilisent leur palace qu’un mois par an, pour les vacances d’été !

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la Macédoine, pays des drapeaux immenses

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on affiche où l’on peut fièrement ses couleurs

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L’étape a été courte et plate et j’ai bien fait d’arriver tôt à Strumica. L’année dernière, j’avais fait l’impasse sur les réseaux d’hospitalité mais cette fois-ci, pour mon unique nuit dans le pays, je souhaitais rencontrer des gens. C’est donc Bojan qui m’a accueilli aujourd’hui, jeune homme bien sympathique et toujours en mouvement. Il m’a fait découvrir les environs directs en faisant une balade de 2 heures sur les hauteurs. Puis il m’a immergé dans la culture du pays en rendant visite à sa mère, dentiste de son état. C’est marrant, il y avait une soirée entre amis dans le salon pendant qu’elle travaillait dans son ‘cabinet’, en fait une chambre reconvertie. Quelle ambiance. Ensuite, j’ai préféré aller dormir, Bojan, une vraie pile énergique, préférant sortir en boîte de nuit. On ne se reverra pas demain mais j’ai beaucoup aimé cette rencontre.

Une chose qui m’a marquée aujourd’hui, c’est l’odeur du poivron. Partout des champs de poivrons et de piments et une fois dans la ville de Strumica, les gens qui grillent le poivron dans la rue pour préparer l’ajvar, sauce à base de … poivrons et de tomates.

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on remplace les anciens panneaux, merci l’UE pour les sous. C’est marrant de noter la différence entre les anciens et nouveaux panneaux

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jour de marché à Strumica

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Aleksandr et Bojan

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belle rando

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Je suis parti aux aurores, accompagnant le lever du soleil. D’ailleurs, qu’il qu’il a fait frais, 7°c dans la douce montée du col, j’avais les doigts de pieds un peu gelés, il n’est pas encore temps de mettre les chaussettes. Une fois la vallée de du fleuve Varda atteinte, j’ai atterri sur la route nationale, appelée dans un futur proche à devenir une autoroute. Le trafic a été aussi intense que sur une petite route de campagne, alors que c’est la route principale qui relie la capitale Skopje à la Grèce. Du coup, je ne me suis pas fait prier, je suis resté sur l’autoroute en travaux, me permettant même le luxe de rouler à contre-sens sur la bande d’arrêt d’urgence, pour ma sécurité. Tout est possible en Macédoine !

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vue depuis le col, la plaine du Vardar n’est plus très loin

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à contre-sens je vous dis !

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encore quelques kilomètres jusqu’à Athènes

Qu’est-ce que je retiens de mes premiers instants en Grèce ? Un café installé juste après le poste-frontière et des hommes, tranquilles, assis sur une chaise en train de boire un café. La crise n’a pas l’air de les stresser … . Et puis aussi après 2 kilomètres, les premiers oliviers. Ça y est , je suis vraiment dans le sud de l’Europe, d’ailleurs la température est montée à 29°c, sympa pour un 2 octobre.

J’ai continué à suivre le fleuve Varda (qui a changé de nom au passage), histoire de ne pas trop faire d’efforts aujourd’hui. Dans cette vallée très fertile, beaucoup de champs de grenades et de coton. Je me suis douté que j’aurais du mal à trouver un endroit pour dormir, et j’ai même loupé le coche par manque de réserve d’eau dans un endroit où la route s’élevait un peu. J’ai demandé de l’eau à un homme qui cueillait du raison, il m’a fait voir le robinet : il n’y pas d’eau, la facture n’a pas été payée. Au passage il m’a donné 2 kilos de raisin. Attention il est Albanais, pas Grec !

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frontière coté grec

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récolte des grenades

Du coup j’ai dû pousser jusqu’au prochain village, dépassant même les 110km car impossible de planter la tente dans les champs de coton. Très vite je trouve un endroit, en terrain vague à la sortie du village qui a servi de terrain de football. Ce n’est pas très discret mais c’est mieux que rien. Par contre, c’est infesté de moustiques, je me croirais en Finlande ! Plutôt que de monter la tente, j’ai préféré aller dans le centre et attendre que la nuit tombe. En passant devant un café, des hommes m’ont salués. Je me suis donc arrêté et très vite je leur ai demandé où je pourrais dormir avec la tente. 2 minutes plus tard, je suis attablé, avec un café et une invitation à la clé. Je suis bluffé ! Je ne m’y attendais pas du tout. La communication avec Dimitri n’a pas été des plus évidentes, il ne parle que grec mais nous avons quand même passé une belle soirée, à regarder le derby entre l’Olympiakos et l’AEK athènes. C’est sérieux le foot en Grèce, on ne rigole pas !

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je suis Dimitri

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6 réflexions sur “Kalimera

  1. Kalimera David!
    ich hoffe es gefällt dir in Griechenland 🙂
    Roman ist auch derzeit nach Griechenland unterwegs, in den Süden, und mit einem Rasenmähertraktor im Anhänger, für einen Freund der dort ein Haus hat…. Verrückt 😉
    Liebe Grüße u beste Wünsche!
    Vroni

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    • Hallo Vroni
      Tja Griechenland ist schön aber es ist eher schwierig hier zu kommunizieren, ganz besonders in den kleinen Dörfern. Das vermiesse ich viel und mit Couchsurfing klappt es nicht so gut, schade. Aber es kann nur besser werden.
      Viele schöne sonnige Grüsse !

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  2. Ta pratique d’hébergement est fort bien gérée, chapeau bas ! Je serais incapable de faire causette, buvette, matchs de foot, soirées familiales comme tu le fais ou bien autant que tu le fais.
    Bonnes routes

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  3. Coucou David
    D’abord je suis heureuse de voir que tu vas mieux.
    Ensuite je me demande bien ce que tu fais de toutes les chaussettes que l’on te donne…
    Enfin pour terminer je suis bluffée par ton art de te faire inviter, moi j’ai toujours du mal à demander même si je n’ai jusqu’à présent essuyer qu’un seul refus…
    Je vois qu’avant c’était les garçons qui couraient après les filles, maintenant c’est le contraire ! Le monde change !
    Kissosssss

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    • Salut Françoise
      les chaussettes que l’on m’a données ne sont pas de la meilleure qualité, elles ne tiendront pas longtemps mais je les garde, c’est un bon moyen pour se rappeler des gens. quand je les porte, je pense aux gens.
      Pour les invitations spontanées, je ne demande jamais l’hospitalité, je demande toujours où je peux dormir avec la tente et ensuite si les gens sont curieux et pas effrayés (!), ils peuvent décider de m’inviter chez eux. Ça se fait toujours très naturellement, c’est ce qui me plait le plus, je ne force jamais les gens.
      Kissos !

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