L’air frais de la montagne

12 – 15 juillet

Veljusa (macédoine) – vers Crnik – Sasa – vers Buciste – Novo selo (macédoine)

320 km

kumanovo

Parce que c’est dimanche, je me suis réveillé à 5h (1h de plus par rapport à la Grèce). Non en fait je vais dans les montagnes et je sais qu’il fera moins chaud, même avec un grand soleil. En attendant, les 1000m de dénivelés depuis la plaine de Strumica m’ont quand même coûtés beaucoup de sueur. Le pire durant cet ascension a été le manque d’eau sur la route. Aucune fontaine pour me ravitailler durant plus de 40 kilomètres. Ouah, il était temps que j’arrive à Berovo pour la traditionnelle pause de fin de matinée. Pas beaucoup d’animation et pas beaucoup d’ombre, j’ai poussé alors 10 kilomètres plus loin, à Pehcevo, où c’est la fête, un festival de musique, plutôt dans la trompette. Pour le coup, trop d’animation d’un coup !!!

Le temps de demander de l’eau à une famille qui prépare un barbecue et me voilà invité à boire le café, puis manger un petit bout et finalement un dessert. Cet en-cas tombait pile-poil car la montagne, ça creuse ! Je n’attendais pas une invitation par contre pour la nuit, j’ai donc préféré partir trouvé un coin pour la nuit. Après plusieurs hésitations, j’ai finalement trouvé un petit coin d’ombre, dans un champ plat à l’herbe bien coupée, bien planqué, pour planter la tente à 17h ! Et me reposer. Ouah, ça fait une paie que cela n’était pas arrivé.

IMG_4472 IMG_4491 Sauvé de la soif par « l’eau bénite » !!IMG_4530 Le village de Berovo.IMG_4555 Pour résister aux tremblements de terre, la base est en pierre.IMG_4588 Animée, Pehcevo.IMG_4592 IMG_4600 IMG_4606

J’ai été assez surpris de la présence de moustiques à près de 1000m d’altitude, d’habitude ce sont les mouches qui enquiquinent. Et tout le long de la journée, à chaque arrêt, la même histoire : des femelles affamées se sont jetées sur moi.

Parti à 5h, et journée pratiquement finie à 7h30, après 50 kilomètres. On va dire que j’ai pris ma journée de repos, histoire d’organiser ma route jusqu’à la fin du mois et donner de mes nouvelles grâce au blog. J’étais déjà passé il y a un peu plus de 3 semaines dans ce coin, je savais donc comment m’organiser. En milieu d’après-midi, j’ai grimpé de 10 kilomètres, avant le vrai début de l’ascension d’un col, qui sera pour demain matin aux premières heures du jour. Mieux vaut le monter à la fraîche celui-là !

Je pensais passer une soirée tranquille mais c’était sans compter sur les moustiques, qui ne m’ont fait aucun cadeaux. Un agent de sécurité de la mine près d’où se trouve la tente est venu papoter une bonne demie-heure. On s’est fait littéralement dévorer. Je n’avais plus connu une telle nuée depuis la Finlande il y a 3 ans ! Et bien sûr j’ai laissé la tente ouverte pendant ce temps-là. La nuit a été pleine de bzzz. Très désagréable.

Campement sauvage de Roms.

IMG_4608 IMG_4620 IMG_4631Des projets européens comme celui-ci, je dis OUI !!!
IMG_4635 IMG_4638 IMG_4646 Dommage, on ne voit pas les moustiques …IMG_4657

J’ai donc comme prévu commencé l’ascension avec un premier kilomètres sur de la terre mais ensuite sur de l’asphalte plus ou moins bonne, mais toujours avec un fort pourcentage. Tout aurait été pour le mieux si les moustiques étaient restés sur le lieu de bivouac mais non, malgré le fait que je gagne de l’altitude, ils ne m’ont pas lâchés d’une semelle. Jusqu’à ce que l’asphalte laisse la place à la terre et 2 directions … Où aller ? Je ne suis pas pour le GPS mais force est de reconnaître qu’à cet endroit j’en aurais eu bien besoin. Je n’ai pas voulu partir à l’aventure, c’est donc à contre coeur que j’ai rebroussé chemin. Retour à Sasa puis Makedonska Kamenica, où la tradition veuille que je m’arrête pour manger des bureks ! Il faut dire qu’à 0,55€ la part, ça vaut le coup.

Pour aller vers le nord, il a fallut que je repasse par la même route qu’il y a un mois. Les kilomètres défilent, je perds de l’altitude, mais le cœur n’y est pas et je n’ai plus de jambes, déjà.

J’ai cherché désespérément un coin d’ombre avec un banc dans quelconque village mais je n’ai pas trouvé et quand j’ai trouvé, les mouches m’ont empêchées de faire un roupillon. J’ai donc continué de pédaler jusqu’à ce que je trouve une fontaine, au milieu de nulle part sur la route. En « fouillant » le coin, j’ai déniché du plat avec de l’ombre et sans mouches ! Miracle. Ni une ni deux, je me suis installé pour la nuit. Trop fatigué par ces réveils aux aurores.

La plaine de Kocani et ses rizières.IMG_4688 Stop, fini pour aujourd’hui. J’en ai plein les pattes et l’endroit me plait.IMG_4703 IMG_4704 IMG_4705 IMG_4713

IMG_4741

Pas de réveil le matin, j’ai voulu dormir tant que j’en avais beson et finalement je me suis réveillé à 6h, comme quoi … Au bout de quelques kilomètres, je tombe sur le marché de Probisitp. Je crois que je n’ai jamais vu des prix aussi bas : 0,30€ le kilo de tomates, 0,40€ le kilo de pêches. Autant dire que je ne me suis pas privé, surtout sur les pêches !

Une vingtaine de kilomètres plus loin, après un col, j’arrive dans la ville de Kratovo pour le petit-déjeuner (burek). A peine ai-je terminé qu’un homme m’invite à boire le café. J’accepte volontiers et en fait, je vais passer une bonne partie de la journée en sa compagnie. Stevce essaie de promouvoir le tourisme dans son pays et fait tout son possible pour que les touristes reviennent un jour et promeuvent la Macédoine hors de ses frontières.

C’est marrant, c’est souvent après une journée difficile que je rencontre les bonnes personnes. Sur ses conseils, j’ai laissé tomber l’idée de passer par les routes non goudronnées pour rejoindre Kumanovo, la grande ville du Nord du pays. Cette partie de la Macédoine est très aride, sèche et déjà jaune dorée. Cela me rappelle un peu l’Espagne en Estrémadure l’année dernière.

Kumanovo est à moitié albanaise, cela se ressent tout de suite sur l’ambiance de la ville, ça grouille de gens et de vie, surtout que la fin du ramadan approche. Le marché en cette fin d’après-midi est plein à craquer, les pastèques partent comme des petits pains.. Quant à moi, j’ai continué direction les petits villages. Je ne me suis pas embêté, j’ai demandé à dormir dans la jardin d’une maison. Sûr d’avoir la paix après une petite discussion avec les propriétaires. Du coup, je suis en train de réfléchir pour les jours suivants, si j’opte pour la facilité ou au contraire la difficulté …

C’est quoi ça ?IMG_4716 David pris en photo par David !IMG_4754 Dans le vieux Kratovo, bien sympa.IMG_4763 IMG_4773 IMG_4790 Un grand merci Stevce. Quelle belle rencontre.IMG_4803 Kratovo est située dans une région d’anciens volcans.IMG_4814 IMG_4827 Sec !IMG_4844

Publicités

2 réflexions sur “L’air frais de la montagne

  1. Salut David !!!

    Ca fait un sacré bout de temps que je ne suis pas venue faire un tour par ici et du coup j’en ai loupé des épisodes !!!!
    Malgre tout, je vois que tout va toujours aussi bien pour toi, voire mieux 😉
    Je vais essayé de rattraper mon retard, pendant les vacances !

    Bonne route à toi … a vous !

    Cécile

    J'aime

    • Salut Cécile !! Excuse pour la réponse un peu tardive mais je m’étais un peu emmêlé les pinceaux dans la diffusion des articles.
      Oui dis donc, ça fait un bon bout de temps que je n’avais pas eu de commentaire de ta part. J’espère que de ton côté, tout va bien. Pour moi ça va, j’ai chaud, très chaud dans les Balkans mais je m’adapte, en faisant des siestes l’après-midi !! Quelle vie !!
      Profite bien de tes vacances. @+ !!!

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s